Elmer Calvis Lopes, coach brésilien, a trouvé une nouvelle vie à Toulouse où il entraîne les équipes nationales de beach-volley. Avec quatre équipes, il s’est rendu à Paris pour les JO 2024. Les compétitions commencent ce samedi sur le Champ de Mars, au cœur de la capitale.
La délégation de beach-volley française est arrivée lundi soir dans les installations olympiques parisiennes. Dès ce samedi 27 juillet, les équipes seront sur les terrains au pied de la Tour Eiffel, en espérant y rester jusqu’aux finales du 10 août. À Toulouse, se prépare l’équipe de France de ce sport, qui alignera deux paires féminines et deux masculines pour ces JO. À la tête de la délégation, on retrouve les entraîneurs brésiliens, Lissandro Carvalho et Elmer Calvis Lopes.
Un rêve devenu réalité
Invité à Londres et à Rio par la fédération brésilienne, Elmer Calvis Lopes participe ici à ses premiers JO, « un rêve pour toute la famille ». Toulousain d’adoption depuis 2018 et responsable de la préparation physique, le coach est né le 6 juillet 1974 à Brasilia, pays du foot et du beach-volley. Avant de s’investir dans ce projet olympique, il a eu une longue carrière de joueur et d’entraîneur, enchaînant les titres nationaux, sud-américains et mondiaux.
Des racines dans le basket
« Mon frère était prof de sport en milieu scolaire, mais je suis le premier sportif professionnel de la famille », rappelle le coach, dont le père était chanteur et la mère travaillait dans l’assurance maladie. Après avoir essayé plusieurs disciplines, à neuf ans, le jeune Elmer est tombé amoureux du basket. Mais un an plus tard, un entraîneur de volley l’a invité à des tests, et il a choisi de se consacrer à ce sport.
Une nouvelle vie en France
Lissandro Carvalho, son ami de longue date, l’a invité plusieurs fois à le rejoindre en Europe, avant qu’Elmer ne décide de franchir le pas en 2018 pour accompagner les équipes de France. « C’était très difficile de quitter le Brésil et mes trois grands enfants, » avoue-t-il. Mais il a choisi de tenter l’aventure à Toulouse, avec son épouse Jennifer et le petit Marcelo, qui n’avait que quelques mois.
Adaptation réussie
En arrivant à Toulouse, Elmer ne parlait pas français. Il ne s’y est mis sérieusement qu’en 2020, durant le confinement. Aujourd’hui, il parle couramment la langue de son nouveau pays, qu’il apprécie beaucoup malgré la différence de chaleur par rapport au Brésil.
La famille s’est installée dans le secteur du château de l’Hers, au sud-est de la ville. « Tout est à proximité, commerces, terrains de sport, et une école magnifique pour Marcelo! » affirme-t-il. Le coach se voit bien rester « au moins quatre ans, pour viser Los Angeles 2028. »
Un futur prometteur
« Malgré des offres d’Asie, le projet est de rester à Toulouse. Nous nous sentons bien ici, nous nous sommes bien adaptés au pays et à son mode de vie, » dit-il. La proximité de son ami Lissandro, installé à Balma, et la communauté brésilienne active à Toulouse, contribuent à ce sentiment d’appartenance. « Ils sont notre famille ici! » conclut Elmer avec enthousiasme.
Avec la passion et la détermination d’Elmer Calvis Lopes, le beach-volley français a de beaux jours devant lui. Espérons que cette dynamique portera les équipes vers de nouveaux sommets, dès les JO de Paris 2024!